Sans Assurance MSH
- Prix moyen
d’une consultation - 120$ CAD
- Attente moyenne
aux urgences - 4h à 18h
- Zone de couverture
MSH - Zone 5 (Haute)
Bandung
Surabaya
Organisation administrative
L’Indonésie est le plus grand archipel du monde, composé d’environ 17 000 îles s’étendant sur une superficie de 1,9 million de km². Sur le plan démographique, c’est sur l’île de Java que près de 60 % de la population totale a élu domicile. Jakarta reste aujourd’hui le principal centre économique du pays, bien que le transfert progressif de la capitale vers la nouvelle ville de Nusantara soit engagé pour désengorger la métropole historique.
Le territoire abrite plus de 800 groupes ethniques, notamment à Java, Sumatra ou Kalimantan, qui possèdent chacun leurs propres codes et dialectes. La langue officielle est l’indonésien. Son apprentissage est vivement recommandé aux expatriés : c’est une langue grammaticalement accessible qui constitue une clé essentielle pour s’intégrer, comprendre les coutumes locales et négocier au quotidien. Connaître des expressions de base comme Selamat pagi (bonjour) ou Terima kasih (merci) transformera radicalement l’accueil qui vous sera réservé.
Bien que minoritaire, le pays abrite une communauté francophone très dynamique et on estime à plusieurs dizaines de milliers le nombre d’Indonésiens apprenant le Français chaque année. De plus, l’arrivée sur le territoire a été récemment modernisée. Il est désormais obligatoire de remplir une déclaration en douane électronique (e-CD) en ligne dans les 72 heures précédant votre arrivée. Ce formulaire gratuit génère un QR code à présenter aux douanes, remplaçant l’ancien format papier et fluidifiant considérablement votre passage à l’aéroport.
Économie et secteurs porteurs
L’économie indonésienne, l’une des plus performantes d’Asie du Sud-Est, affiche une croissance stable autour de 5 %, soutenue par une consommation intérieure dynamique et d’importants excédents commerciaux. Toutefois, le gouvernement indonésien veille à protéger son marché de l’emploi face à l’arrivée des travailleurs étrangers : un expatrié ne peut être embauché que si l’entreprise prouve qu’aucun talent local ne possède les compétences requises.
Pour les candidats à l’expatriation, les secteurs les plus porteurs sont ceux du tourisme, des télécommunications, de l’industrie minière, de l’agroalimentaire et de l’ingénierie. Dans ce paysage, Jakarta s’impose comme un véritable hub technologique régional en forte croissance, porté par un écosystème de start-up dynamique et souvent qualifié de « Silicon Valley de l’Asie du Sud-Est ».
En ce qui concerne les travailleurs à distance et autres digital nomads (très présents à Bali), les autorités indonésiennes étudient régulièrement des dispositifs adaptés, mais les conditions d’éligibilité évoluent fréquemment. Plusieurs projets de visas dédiés ont été annoncés ces dernières années, avec des conditions d’éligibilité spécifiques et susceptibles d’évoluer.
Travailler en Indonésie
Travailler en Indonésie requiert de bien faire la distinction entre permis de séjour et permis de travail. Un étranger ne peut en aucun cas chercher un emploi sur place de manière indépendante avec un simple visa touristique : il doit obligatoirement être parrainé (sponsorisé) par un employeur local. Cet employeur peut être une entreprise 100 % indonésienne ou une « PT PMA » (Perseroan Terbatas Penanaman Modal Asing), c’est-à-dire une société à responsabilité limitée à capitaux étrangers, qui constitue la principale entité légale pour les investisseurs internationaux opérant dans l’archipel.
Sur place, la culture professionnelle diffère radicalement des standards occidentaux. La hiérarchie sociale y est primordiale et la communication est le plus souvent indirecte. Le temps professionnel est aussi plus flexible, obéissant au concept du « temps élastique », où la ponctualité stricte est moins de rigueur. Enfin, rappelez-vous qu’il est impoli d’utiliser sa main gauche pour tendre une carte de visite ou pour interagir, celle-ci étant considérée comme impure.
Quel salaire est nécessaire pour bien vivre en Indonésie ?
Le niveau de rémunération locale reste sensiblement inférieur aux standards européens. En pratique, les expatriés bénéficient souvent de packages incluant le logement, l’assurance santé et des primes d’expatriation pour compenser ces écarts. Sur le plan fiscal, les travailleurs étrangers résidents sont assujettis à l’impôt sur le revenu local. L’impôt y est progressif et peut atteindre 35 % pour les tranches les plus élevées.
Quel est le coût de la vie en Indonésie ? Quel budget faut-il prévoir ?
Le coût de la vie est globalement inférieur à celui de la France mais peut fortement varier selon les villes et le niveau de confort recherché, notamment dans les zones expatriées.
À Bali, par exemple, le coût de la vie est significativement inférieur à celui de la France, avec des écarts pouvant atteindre environ 50 % selon les estimations et le mode de vie.
Les dépenses de base comme l’alimentation ou l’essence (environ 0,70 € le litre selon les niveaux de subvention et les variations du marché) restent très abordables et une bouteille d’eau de 1,5 litre coûte à peine 0,38 €. Les principaux postes de dépenses concernent le logement, la scolarité internationale et les services privés (santé, sécurité).
Au final, un budget mensuel d’environ 1 000 € à 1 500 € par personne peut permettre de vivre confortablement, bien que ce niveau varie fortement selon la ville, le logement et le niveau de prestations recherché.
Éducation
Si vous vous expatriez en famille, sachez que l’accès au système éducatif public local est complexe et souvent inadapté pour les enfants étrangers. Les familles francophones et internationales se tournent donc massivement vers les écoles privées internationales. Le réseau éducatif français y est solidement implanté.
Côté budget, il faut être préparé : les frais de scolarité dans les écoles internationales varient généralement entre 7 000 € et 15 000 € par an selon les établissements et le niveau d’études. À titre d’exemple, au Lycée Français de Jakarta, les frais annuels s’élèvent à environ 150 millions de roupies en maternelle et grimpent jusqu’à près de 236 millions pour une année en classe de Terminale. Point positif : les établissements scolaires internationaux peuvent souvent agir en tant que sponsor pour faciliter l’obtention des visas étudiants pour vos enfants.
Société et culture
Est-il agréable et facile de vivre en Indonésie ? Comment se passe la vie quotidienne en Indonésie ?
L’archipel offre un cadre de vie exceptionnel et figure régulièrement parmi les destinations appréciées des expatriés dans les classements InterNations. C’est un modèle de tolérance où cohabitent harmonieusement l’islam (religion majoritaire) et d’autres confessions, comme l’hindouisme à Bali, qui rythme le quotidien avec des cérémonies traditionnelles incontournables.
Logement : Quel est le meilleur endroit où vivre en Indonésie ?
À Jakarta, véritable cœur économique, les expatriés plébiscitent le sud (Kemang, Cipete) ou le centre (Kuningan, Menteng). À Bali, Canggu attire les nomades digitaux, Ubud les amateurs de nature, et Sanur est le refuge idéal pour les familles. Sur le plan immobilier, les étrangers n’ont pas le droit d’acheter en pleine propriété : ils louent via un droit d’usage. Attention à votre trésorerie : il est très courant que les propriétaires exigent le paiement du loyer d’une année entière en un seul versement anticipé.
La circulation urbaine est souvent très dense et anarchique. Les expatriés utilisent donc massivement les applications locales à bas coût comme Gojek ou Grab pour se déplacer en taxi-moto, se faire livrer un repas ou envoyer un colis. La conduite en scooter est la norme pour être libre de ses mouvements, mais le port du casque et la détention d’un permis local sont strictement obligatoires.
Quels sont les risques de paraître mal élevé en Indonésie ?
Pour ne pas froisser vos interlocuteurs, respectez ces règles culturelles essentielles :
- ne vous énervez pas et ne critiquez jamais quelqu’un en public au risque de lui faire « perdre la face » ;
- la main gauche, jugée impure, est proscrite pour interagir ou manger. Évitez également de pointer du doigt, de croiser les bras ou de montrer la plante de vos pieds, perçus comme des signes d’arrogance ;
- privilégiez toujours une tenue modeste, même dans un cadre décontracté. Lors des discussions, bannissez les sujets comme la politique, la religion ou le sexe, et évitez de commander de l’alcool lors d’un repas d’affaires sauf sur invitation explicite de votre hôte.

