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Salaires et fiscalité pour vos salariés expatriés aux USA

Vous avez fait le choix d’envoyer un ou plusieurs de vos collaborateurs aux États-Unis vivre le rêve américain ? Une situation qui suscite certainement des questions sur le salaire que vous leur verserez : comment s’aligner sur les rémunérations locales…

Salaires et fiscalité pour vos salariés expatriés aux USA

Vous avez fait le choix d’envoyer un ou plusieurs de vos collaborateurs aux États-Unis vivre le rêve américain ? Une situation qui suscite certainement des questions sur le salaire que vous leur verserez : comment s’aligner sur les rémunérations locales et le coût de la vie ? Quelles spécificités selon les États ? Quel est le système fiscal américain ? Quelles obligations en termes de déclaration de revenus ? Autant de questions complexes que MSH International vous propose de décrypter simplement.

Quel est le salaire minimum (Smic) par mois aux États-Unis ? Quel est le salaire moyen et le salaire médian américain en 2024 ?

Vous cherchez à déterminer le montant du salaire que vous verserez à vos collaborateurs en mobilité internationale ? Un conseil : référez-vous aux salaires minimum, moyen et médian américains. Pour faire simple, le salaire minimum correspond au SMIC en France, le salaire moyen, comme son nom l’indique est une moyenne arithmétique, et le salaire médian est un montant qui sépare la moitié inférieure des salaires à la moitié supérieure. Tous trois permettent de comprendre la distribution des revenus aux États-Unis.

Quel est le salaire minimum américain ?  Et le salaire moyen à New York ?

Le salaire minimum américain désigne la rémunération minimale qu’un employeur est légalement tenu de verser à un employé. Pour les États-Unis, vous pouvez vous référez à The Fair Labor Standards Act (FLSA) ou « La loi sur les normes du travail équitables ». C’est le texte qui définit le montant du salaire minimum ainsi que la rémunération des heures supplémentaires.

Selon l’U.S. Department of Labor, le salaire minimum fédéral s’élève à 7,25 $ l’heure en 2025. Mais attention, comme il prend en compte les différences du coût de la vie à travers le pays, varie aussi selon les États américains. Par exemple, le salaire minimum est de :

Indépendamment du salaire minimum fixé au niveau fédéral par le FLSA, il est donc important de vous référer au montant de l’État où vous prévoyez de muter vos collaborateurs. Ainsi, leurs rémunérations prendront mieux en compte la réalité de leur pouvoir d’achat.

Pour rappel, en France, l’équivalent du salaire minimum américain, le salaire minimum de croissance (Smic) s’élève entre le 1ᵉʳ janvier et le 31 octobre 2025 à :

Enfin, gardez en tête que l’objectif du salaire minimum est de garantir un niveau de vie décent pour les travailleurs. Il s’agit d’une obligation légale qui peut être très éloignée des exigences que vous vous imposez en tant qu’employeur soucieux du bien-être de vos salariés.

Le salaire moyen aux États-Unis

Aux États-Unis, selon l’OCDE, le salaire moyen est d’environ 83000 $/an en 2024. Soit près de 6 972 $ par mois. À titre de comparaison, le salaire moyen français s’élève à 2 587 € net/mois et à 39 800 € brut/an, selon l’INSEE.

Plus élevé qu’en France, le salaire moyen aux États-Unis n’est pas le même dans chaque État. Il existe une grande disparité selon les états par an et par personne. Par exemple :

Au-delà des régions, le salaire moyen annuel diffère également en fonction des professions. Par exemple, il est de :

À combien s’élève le salaire médian aux États-Unis ?

En effet, le salaire médian est souvent considéré comme un bon indicateur du revenu typique, car il n’est pas affecté par les extrêmes (très hauts ou très bas salaires).

En 2024, le salaire médian atteignait 61 372$/an aux États-Unis, selon le Bureau of Labor Statistics. En pratique, cela signifie que la moitié des Américains gagne plus de 61 372$/an et l’autre moitié, moins de 61 372$/an.

Pour information, le salaire net mensuel médian en France s’élevait à  2 190 € par mois la même année, pour le secteur privé, selon l’INSEE.

Quel est le coût de la vie aux États-Unis ?

Pour bien évaluer la rémunération que vous attribuerez à vos collaborateurs, le coût de la vie est un facteur incontournable. Chaque année, les ménages américains dépensent en moyenne 61 334 $.

Principaux postes de dépenses pour les foyers américains

Exemple 1 : Coût de la vie à New York 

Le coût de la vie varie en fonction des villes. Prenons, par exemple, le cas de New York qui accueillait environ 160 000 Français expatriés en 2024. Le coût de la vie de New York est de 104 % plus élevé que la moyenne aux États-Unis, et 200 % de plus que la moyenne française. Autrement dit, cela veut dire qu’un New-Yorkais aurait besoin de gagner environ le double (204 %) du salaire d’un Américain moyen pour maintenir le même niveau de vie, et trois fois plus (300 %) qu’un Français moyen pour avoir un pouvoir d’achat équivalent.

Vos collaborateurs s’expatrient en famille ? Comptez des dépenses mensuelles de 14 061 € à New York pour un foyer de quatre personnes, contre 4 777 € de dépenses courantes en France.

Exemple 2 : Budget moyen à Miami

Vous réfléchissez plutôt à la Floride qu’à « The Big Apple » ? Sachez que Miami a un coût de la vie de 19 % plus élevé que la moyenne nationale. Un écart qui se creuse selon les situations particulières. Ainsi, on estime que les dépenses courantes d’une famille (2 adultes et 2 enfants) s’élèvent à 8 370 $ par mois et à 100 440 $ par an : c’est alors 55 % plus élevé que la moyenne nationale !

Montant des dépenses courantes à Miami pour une famille (conjoints et 2 enfants) 

Quel est le salaire nécessaire pour bien vivre aux Etats-Unis ? Dans le cadre de l’expatriation : quel salaire aux USA ?

Alors qu’une seule personne a besoin d’un revenu de 96 500 $ pour vivre confortablement dans une grande ville, deux conjoints et parents d’au moins deux enfants, auront besoin d’un salaire combiné conséquent pour vivre dans les grandes villes suivantes :

– 339 123 $ à San Francisco
– 319 738 $ à Boston
– 318 406 $ à New York City

Focus – Quel est le salaire suffisant pour vivre convenablement à New York ?

Pour maintenir un niveau de vie confortable, vos collaborateurs auront besoin d’un salaire mensuel et individuel de :

  • 6 126 $ dans le quartier de Brooklyn
  • 8 333 $ s’ils vivent à Manhattan, endroit réputé pour être plus cher.

Quel est le salaire pour un expatrié aux États-Unis ?

De manière générale, il faut avoir à l’esprit qu’une mobilité internationale aux États-Unis va de pair avec des rémunérations significatives, notamment dues aux évolutions de carrière.

Ainsi, en 2024, un expatrié tous pays d’origine confondus ayant suivi son rêve américain gagne en moyenne 128 000 $/an aux États-Unis, alors que le salaire moyen annuel des travailleurs locaux est de 63 795 $ cette même année, soit près de moitié moins. L’écart est encore plus conséquent avec le marché du travail français où le salaire moyen des travailleurs locaux est de 39 800 € brut par an.

Si l’on regarde le haut de l’échelle des rémunérations, 20 % des travailleurs expatriés aux États-Unis avoisinent 150 000 $ de revenus annuels, ce qui n’est atteint que par un peu plus de 10 % des revenus au niveau mondial. Encore au-dessus, 7 % des expatriés aux États-Unis gagnent environ 250 000 $ par an, ce qui représente les 3 % des plus haut salaires à l’échelle mondiale.

Sans surprise, la moyenne des salaires des expatriés change aussi en fonction des régions, par exemple :

Quel est le salaire d’un cadre français expatrié venu travailler aux USA ?

Cette moyenne diverge également en fonction des professions exercées par les expatriés, en sachant qu’ils sont souvent sur-représentés dans les secteurs de la finance, de la santé et de la technologie. Dans le détail notamment :

Comment fonctionne le système fiscal américain ?

Au-delà du salaire, la fiscalité est un élément important à prendre en compte dans l’accompagnement de vos collaborateurs en mobilité internationale.

Sachez tout d’abord que votre salarié sera considéré, sauf exception, comme un résident fiscal des États-Unis à partir du moment où il passe plus de 183 jours sur le sol américain, et ce, qu’il soit détenteur ou non de la Green Card.

Pour comprendre le système fiscal américain, vous devez ensuite savoir qu’’il existe trois niveaux d’impôts aux États-Unis :

« Federal Tax » ou impôt fédéral, qui est collecté par l’internal Revenue service
« State Tax » ou impôt de l’État, collecté par le Department of Revenue ou le Department of Taxation
« Local Tax » ou impôt local.

Ces trois niveaux d’impôts doivent être payés séparément par les particuliers.

Autre subtilité de taille, les cinquante États et le district de Columbia pratiquent des politiques fiscales différentes. Par exemple :

  • 43 États et le district de Columbia prélèvent des impôts sur le revenu des particuliers
  • 41 États taxent directement les salaires
  • Un résident fiscal français qui perçoit des revenus des États-Unis
  • 7 États, dont la Floride et le Texas, ne prélèvent pas d’impôt sur le revenu des personnes physiques, et donc de vos salariés expatriés.

Tout comme en France, le calcul du montant des impôts aux États-Unis est progressif : chaque tranche de revenu est imposée à un taux différent, augmentant avec le montant du revenu. Le montant de l’imposition dépendra donc des différents impôts appliqués et du salaire de vos collaborateurs.

À savoir que, dans l’absolu, les deux pays ont des taux d’imposition comparables en ce qui concerne les revenus des particuliers. En France, le taux d’imposition varie de 11 % à 45 %, et aux États-Unis de 10 % à 37 %.

Le risque de double imposition

Concernant la fiscalité, soyez attentif au risque de double imposition pour vos collaborateurs, autrement dit, quand un même revenu est imposé deux fois par deux pays différents. Mais, bonne nouvelle: les États-Unis font partie des pays avec lesquels la France a lié une convention fiscale !

Signée le 31 août 1994, cette convention permet d’éviter la double imposition, en particulier dans le cas des résidents fiscaux des États-Unis qui perçoivent des revenus provenant de la France (issus de la location d’un bien immobilier par exemple).

En pratique, ce texte constitue donc une référence dans le cas d’une entreprise française décidant d’une expatriation complète d’un salarié sur le territoire américain ou dans celui d’une entreprise américaine employant une personne en télétravail en France.

Pour la France, le texte couvre les impôts portant sur :

  • le revenu
  • la fortune
  • les sociétés.

Pour les États-Unis, soyez extrêmement vigilant sur le point suivant : la convention fiscale prend en compte uniquement l’impôt sur le revenu au niveau fédéral. Conséquences ? Un risque d’imposition supplémentaire aux niveaux des États.

Comment aider vos salariés à déclarer leurs impôts aux USA en tant qu’expatriés ?

Pour rester au plus près de vos employés et à leur écoute, vous pouvez mettre en place plusieurs bonnes pratiques :

  • Renseignez-vous sur les évolutions fiscales applicables aux expatriés de votre entreprise et effectuez une veille réglementaire régulière.
  • Proposez à vos collaborateurs un suivi personnalisé car, vous l’avez compris, naviguer entre les deux systèmes fiscaux, c’est un art !
  • Mettez à leur disposition un calendrier des échéances clés de l’année fiscale américaine et/ou française.
  • Enfin, pour manier les subtilités fiscales des deux pays, n’hésitez pas à consulter un avocat fiscaliste et à le solliciter pour accompagner vos collaborateurs personnellement.
  • Gardez en tête les différences de politiques fiscales entre les États. La situation d’un employé situé à New York ne sera pas la même qu’un salarié localisé dans l’Oregon !

Avez-vous pensé à la protection sociale de vos collaborateurs expatriés ?

Aux États -Unis, la santé coûte très cher. Une consultation chez un médecin généraliste peut coûter jusqu’à 100 $, contre une trentaine d’euros en France où la sécurité sociale reste très couvrante. Même si il existe quelques mesures visant à rendre l’assurance santé plus accessible à tous, comme la fameuse « Obamacare », ou encore Medicaid et Medicare, le système de santé reste majoritairement privé.

Résultat : le niveau de vie  de vos collaborateurs expatriés peut se retrouver particulièrement impacté pour un simple souci de santé. Pour ne pas dire adieu à votre rêve d’implantation américaine, prenez un soin tout particulier pour bien choisir l’assurance santé et le partenaire santé qui vous accompagnera dans ce défi de l’autre côté de l’Atlantique.

👉 Depuis plus de 50 ans, MSH international accompagne les grandes et moyennes entreprises dans la gestion de leur mobilité internationale. Nous proposons des solutions complètes : conseil en protection sociale, pilotage des contrats et régimes santé, et mise à disposition de notre expertise médicale pour maîtriser vos coûts tout en garantissant le bien-être de vos collaborateurs.

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